1. responsorium prolixum Verbum caro factum est (in nativitate Domini) – A-Wn 1799** 3.26
2. lectio Kiv/Ex 3,13–18   4.16
3. graduale Tecum principium (in nativitate Domini) – GT42 4.23
4. lectio: Kiv/Ex 33,18–23   2.29
5. introitus Ecce advenit (in epiphania Domini) – GT56 2.55
6. lectio: Mt 3,13–17   2.06
7 responsorium In splendenti nube (in transfiguratione Domini) – PrM173 2.28
8. lectio: Mt 17,1–8   3.34
9. Alleluia! Candor est lucis (in transfiguratione Domini) – GT585 2.34
10. lectio: Ter/Gen 28,10–19a   4.57
11. responsorium Ponis nubem (in ascensione Domini) – PrM84 1.50
12. lectio: Kiv/Ex 19,16–19   2.33
13. responsorium Spiritus Sanctus (Dominica Pentecostes) – PrM87 3.16
14. lectio: ApCsel/Ac 2,1–13   5.01
15. graduale Qui operatus est (in conversione S. Pauli ap.) – GT536 3.24
16. communio Modicum (temp. Pasch., hebdomada VI. feria 5.) – GT234 3.13
  Total timing   52.33
Schola Gregoriana Monostorinensis
dir. Tamás Jakabffy (tracks 1, 3, 5, 7, 9, 11, 13, 15, 17)
lectors: A. Schneider, T. Jakabffy (tracks 2, 4, 6, 8, 10, 12, 14, 16)

Théophanie – manifestation de Dieu. Les juifs, les chrétiens et les musulmans, tous croient et confessent que Dieu est invisible, donc insaisissable par des images. Cependant, dans des moments d’exception, Dieu semble « ouvrir une fenêtre » sur soi-même. La dualité de Deus absconditus et de Deus revelatus définit en nous-même le champ des forces de la religiosité : l’angoisse devant le Puissant et la confiance en Lui.

Nous essayons de montrer par cet enregistrement les traces bibliques de l’autodévoilement de Dieu qui se cache. Les chants latins de l’office et de la messe alternent avec des citations bibliques en langue hongroise. Les lectures diaphoniques que l’on peut entendre à côté des « grands mouvements grégoriens » prennent voix sur une tonalité récitative ornée de l’antiphonaire conservé à Zagreb, appartenant à l’évêque Osvát Thuz (15e siècle).

L’enregistrement a eu lieu au printemps 2008 dans l’église Notre-Dame de Kolozsmonostor (Mănăştur, actuellement annexé à la ville de Cluj). Sur le site de l’église actuelle a été fondé il y a presque mille ans une abbaye bénédictine de grand renom, puis un lieu d’authentification (locus credibilis).

Publié par les soins de la société d’édition Allegro-Thaler (Budapest, 2008).